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mardi 29 janvier 2008

Pause Kit Kat

Pause Kit Kat, exactement.

L'heure est grave. 
Il y en a, MEME PAS ils me croivent ! Et après, même, ils me parlent de lapins, et que moi j'ai rien compris, et que d'abord les lapins c'est tout doux et trop mignon et même, le lapin aux olives, c'est trop bon, alors hein !

Bon.
Néanmoins.
Ma vie s'est un tout petit peu emmêlée dernièrement, je l'avoue.

Alors à l'attention de mes lecteurs sceptiques ("lecteurs", oui, au masculin, oui, j'espère qu'il y en a qui se sentent visés hum hum), récapépétage de la situation petite-olivistique :

- Je bosse chez Falimarion mais c'est un staaaaage. De 2 mois seulement, après hop : back to the fac. Après les partiels et le mémoire, je m'étais mis dans l'ambiance "vrai boulot", rien à faire le soir, rien à rendre pour le lendemain, trop cool la vie youpla boum je peux faire ce que je veux de mes soirées et de mes week-ends.
Sauf que là, depuis quelques temps, bizarrement, je suis plus du même avis, je trouve que étudiante, ça avait quand même des chouettes côtés... Genre par exemple, être capable de penser à autre chose que DORMIR dès que je rentre chez moi.

- Or, comme  je suis toujours étudiante (Cf le tiret du dessus) (oui, je fais dans le didactisme ce soir... ça va, tout le monde suit ?), j'ai pu répondre à l'annonce d'ErfRance qui recrute des étudiants pour faire hôtesse/steward pendant l'été !

D'où : journée de sélection EN PLEINE SEMAINE, merci ErfRance, ce qui fait que je dois maintenant rattraper un jour entier de travail à coups de 1h sup' tous les soirs. Youpi.
Et comme en plus, la moitié des soirs, je dois partir pour donner des cours à MinisElèves, ou en prendre moi, ça risque de durer jusqu'à la fin de mon stage, cette histoire de rattrapage, re-youpi.

Du coup, arrivée chez moi, il est tellement tard que, à moi se pose le suivant dilemme : faire du piano ou bloguer. Et que dans les cas où je choisis de bloguer, se pose à moi le suivant sous-dilemme : lire vos blogs ou écrire le mien (parce que une fois que je suis partie à lire, laisse-bêt', jamais j'ai le temps d'écrire).

Bon.

C'est plus clair, comme ça ?

Je peux continuer mon feuilleton ?

(Et à part ça, il manque un peu de photos, ce blog, non ? Vous en pensez quoi ?)

Allez, bing, suffit de faire un voeu ici et pouf il se réalise : PHOTOS !


                                          
                                                                

(huhu, que en plus je fais des choses artichtiques didonc !)
Ce que j'ai ramené aujourd'hui. Quand je vous disais que ça varie, ça varie pour de vrai, z'avez vu.
J'ai pris le Houellebecq parce qu'il était gratuit, pas trop lourd, et parce que par curiosité, je me suis dit que j'allais retenter de lire genre les 3 premières pages.
Mais si jamais l'un(e) d'entre vous aime ce qu'il écrit, je la/le prie de m'expliquer, parce que vraiment... vraiment... je comprends pas.



[Edit ] : Et la prochaine fois, on passe à l'étape supérieure, je mettrai des photos, MAIS des photos intéressantes... (eeeet oui j'y vais progressivement là)

vendredi 18 janvier 2008

Jouons aux chaises musicales les amis

Bon je vous préviens tussuite, je vais encore parler de Falamirionlesballons, parce que c'est pas comme si c'était ma vie en ce moment, mais quand même presque.
Quand vous en avez marre, vous me préviendez, hein. (attention, verbe ashleyien du 3e groupe, à conjuguer cor-rec-te-ment s'il vous plait !)

Et puis c'est pas comme si c'était des rigolos là-bas, mais presque aussi. Frétillants d'entrain de voir enfin arriver l'année 2008, l'année de la blague pourruite (je rajoute un "u", ça nous fait une rime riche, les cocos), ils ont décidé de fêter ça comme il se doit, et de faire un jeu géant célèbre dans le mooonde entier, j'ai nommé :

Les Chaises Musicales !

Règle du jeu : on prend ses affaires pour aller les mettre dans un autre bureau dont l'occupant précédent a préalablement retiré ses affaires pour aller les mettre dans un bureau dont l'occupant précédent a pris ses affaires pour les mettre dans notre bureau qu'on occupait nous.
Variations possibles : des fois ça fait aller loin (et même changer d'étage, attend, t'es ouf, trop l'aventure), des fois ça fait juste traverser le couloir.

But du jeu : très mystérieux. C'est visiblement aux joueurs de le découvrir (ou pas).

Préparation de la partie.
Un seul mot d'ordre : la discrétion. Si vous êtes très très attentif et sur vos gardes, vous pourrez vous apercevoir à certains légers indices qu'un jeu se trame dans l'ombre. Par exemple, grâce à mes sens extra-développés, j'ai pu observer des gens entrer d'un coup dans mon bureau, parler très fort par-dessus ma tête, puis mesurer toutes les étagères, le bureau où je travaillais, poussant le fauteuil à roulettes qui gènait tout le monde.
(Or ce qu'ils n'avait pas remarqué, mais tout le monde ne peut pas avoir les sens extra-développés, c'est qu'il y avait moi dans le fauteuil).
Et si vous avez de la chance, ce genre d'indices subtiles peut se reproduire plusieurs fois pour vous permettre de confirmer vos soupçons. Par exemple, deux fois par jour pendant deux semaines. Par exemple.

Organisation de la partie.
Tous les livres sagement rangés dans les étagères qui montent jusqu'au plafond, exprès pour impressionner les auteurs qui viennent en rendez-vous et qui pensent fièrement : un jour je serai parmi eux ! tous ces livres, là, les mettre en cartons. Oui vous ! Les déménageurs vont transporter, mais faut d'abord faire les cartons. Bon, du coup, tous ceux qui sont en plus d'1 exemplaire, les mettre à donner (vous savez, la fameuse pile "servez-vous") pour pas faire trop de cartons. Bon, du coup, s'apercevoir que celui-là, et celui-là, oh et celui-là on voudrait quand même les récupérer pour faire des cadeaux. Bon, du coup, ceux qu'on a mis de côté, il y en a quand même beaucoup, si on les mettait dans un carton tiens, bonne idée. Ah ouais, mais c'est hyper trop lourd pour ramener, là, bah tant pis je les ramènerai petit à petit. Bon bah du coup, pour éviter de faire trop de cartons, on a fait un carton supplémentaire, super. Trop je suis une pro de la simplicité, moi.

Ensuite, phase trèèès importante : le placement des pions.
Une fois qu'on a tous nos cartons et qu'on est bien contents (ou alors d'une humeur à massacrer le 1er qui fait une blague pourrite, ça dépend), on va faire un petit tour dans "notre" futur bureau, et là, oh stupeur, on s'aperçoit qu'il y a 2 fois moins d'étagères. D'où la question suivante : oukeskon va les mettre nos cartons tous beaux tous pleins, hum ?
Et alors là mes enfants : la guerre commence
Subrepticement, comme si on ne faisait rien de mal, aller se promener d'un air dégagé dans les couloirs (en sifflotant, pour être crédible), et repérer discrètement les armoires qui ne sont pour l'instant pas attribuées. Tiens, celle-là, elle a été vidée - coup d'oeil à gauche, coup d'oeil à droite - ET PAF coller une étiquette sur la tronche de l'armoire qui dit que c'est désormais NOTRE armoire hinhin on les a bien eus hinhin...

Plus la partie avance et plus vous allez rentrer dans la phase B : le gardage des territoires gagnés.
Lorsque vous entendrez de polis et discrets étonnements émanant du couloir (HEIN ?!!! MAIS ELLE ETAIT A MOI CETTE ARMOIRE !! C'EST QUOI CETTE ETIQUETTE QUI DIT QUE C'EST POUR LE BUREAU 2024 A ?? C'EST QUI CA QUE J'AILLE LUI P*TER SA G*EULE ?!!), sortir d'un air affairé et dire "ah mais c'est les déménageurs, je les ai vus tout à l'heure, moi j'y comprends rien, mais ils ont un plan super précis didonc..." puis partir parce que bon, bataille stratégique d'accord, mais bataille physique avec le gars du marketing, suis pas sûre de gagner quand même.

L'esprit du jeu étant de pouvoir faire ce qu'on veut et récupérer un max de trucs illégalement SI ET SEULEMENT SI 1) on se fait pas goaler 2) on rejette la faute sur les autres, "les autres" étant de préférence un groupe indéfini ("les déménageurs", par exemple, c'est très bien. Y'en a 50 rien qu'à l'étage, ils bougent tout le temps ils ont tous le même t-shirt, ils ne seront plus là dans 2 jours, c'est le groupe indéfini idéal).

Bon mes Chaises Musicales ont progressivement muté en Risk humain, mais que voulez-vous, c'est la loi du direct, et puis l'esprit reste le même : dégommer les autres pour se faire une place au soleil.

Et que le meilleur gagne, hinhin...

dimanche 13 janvier 2008

ronds de zoreilles !

Nan mais attendez, c'est quoi ce temps qui passe trop vite là ?

Comment vous faites pour avoir des amoureux ou -euses et des enfants et des chouettes boulots et des amis ET du temps pour bloguer ET que en plus c'est intéressant ou drôle, et même des fois les 2 ? Hein vous pouvez m'expliquer ?

Moi, à peine des invités un jour, une ptite réunion de rien du tout, un appel SOS de copine de moi, une sortie-rentrée parce que en chemin je me suis démotivée, et hop 4 jours de passés. Pourquoi, hein, pourquoi ?
(Bon j'avoue, j'ai aussi passé une demi-journée entière sur facebook... mais c'est pas ma faute j'ai découvert le truc qui dit quelle héroine de princesse êtes-vous, quelle desperate housewife êtes-vous, quel méchant êtes-vous etc. et il y en a des milliards hihi j'adore).

Alors pour la peine : une photo de mes ronds de zoreilles que je les adore je les mets tout le temps en ce moment.
(Non, ne cherchez pas la transition).


Tadââââm !

Commentaire de mon frère adoré la dernière fois qu'il était là : "tu te déguises en Notre-Dame ? Ouarf ouarf ouarf"

(Vous constaterez que niveau blague pourrite j'ai un sérieux concurrent de ce côté-là...) 

Et le 1er qui me dit que ma photo est nulle je le bannis de ce blog, parce que c'est au moins la 25e que j'ai faite, et même la 25e elle est toujours aussi pourrite et floue. Alors chut.


A part ça, qui a dit que bosser chez Falalalalamirion c'était monotone ?
Pendant que ceux du département d'à côté sont en stress en attendant la décision de justice sur le bouquin de C*cilia (c'est quitte ou double leur petite histoire, mais si elle est déboutée ça va être jackpot... encore plus efficace qu'une stratégie marketing... hum ? oh moi je dis ça, je dis rien...), bref, donc nous qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps-là ?
On prépare un bouquin sur les meilleurs pâtissiers de Quelquepart.
Et comment on fait pour le préparer ? On vérifie que c'est bien les meilleurs.
Et comment on verifie ? On GOUTE.

hehehe...

Résultat, ça fait une semaine qu'on s'empiffre au bureau. Or qu'est-ce qu'il y a dans les pâtisseries en ce moment ? Attention c'est dur : des galettes.
(Il va quand même arriver un moment où je vais plus en pouvoir de manger de ces choses...)
Mais en attendant elles sont délicieuses. Même que c'est dur de choisir la plus délicieuse.

La vie est dure parfois.

[Edit] C'est tellement n'importe quoi mon post que je sais même pas dans quoi le classer... On va dire qu'il va un peu dans tout, d'accord ?

jeudi 3 janvier 2008

Chez Flamalimard...

... y'a un truc génial !!

C'est qu'on peut prendre des bouquins gratos !

Tous les jours, chaque département met devant sa porte des bouquins dont il veut se débarrasser, soit pour faire du vide sur ses étagères, ça prend de la place ces ptites bêtes, soit parce que c'est les retours des invendus qui sont destinés au pilonage.
Mais moi quand j'entends ce mot de pilonage et que j'imagine le destin atroce de ces pauvres petites choses broyées sans pitié, il y a mon instinct de Will Smith du 5e Elément qui se réveille pour aller sauver cette population d'une mort atroce !! (ah non c'est pas lui, mais bon Bruce Willis Smith, ils font le concours de qui sauvera mieux le monde à chaque film, donc même combat).

Bon alors 1er conseil : quand on comprend que ça va être la fête du bouquin à gogo, ne pas sauter trop fort au plafond, ça peut cogner la tête.
Et 2e conseil, très subtile mais il faut de l'expérience pour s'en apercevoir : ne pas en prendre plus qu'on ne peut en porter. Oui, parce que c'est là que le bât blesse, comme on dit. T'as pas l'air fin quand t'es obligé de marcher en crabe parce que tellement t'as de livres sous les bras, tu passes pas de face dans les portes.

Ne pas avoir les yeux plus gros que la tête, c'est pas facile.

Mais le plus rigolo, que je ne vous ai pas dit, c'est que ça change tous les jours et c'est la surprise !
Hier par exemple, c'était pleine décargaison d'Harlequins ! (édités chez J'ai Lu, pas chez Falamalirion, oh ! faut pas déconner non plus) Parce que J'ai Lu c'est les voisins du dessous. Arthaud les voisins d'en face, Père Castor tout au bout du couloir, et ya Librio quelque part mais j'ai pas encore trouvé où.
Donc là, pouf, plein de petits pavés roses en tas qui dégoulinent. Barbara Cartland à volonté ! youpla boum. J'en ai pris un pour tester quand même (tout éditeur doit connaître tout ce qui s'édite ! hum hum...) Non en vrai, je pensais me marrer, mais même pas ! C'est tellement de la daube para-littéraire, qu'on dirait que c'est écrit par ordinateur. Ca t'enchaîne les clichés automatiques à une vitesse atomique.

Mais aujourd'hui, re-surprise : c'était une pleine pile de GF philosophie !
Oui, les montagnes russes, ça n'a pas l'air de les déranger... Et hop ! par ici Xénophon, Platon, Hume, Locke et les copains.

Me demande ce que ça sera demain...

lundi 31 décembre 2007

Ma maison du bonheur...

- Bon c'est quoi ce blog qui dit rien pendant 1 semaine hein ? Ca veut être une bloggeuse et même pas c'est capable d'avoir un peu de CONTINUITE dans les idées...
- Mais nan, mais nan ! C'est pas ça ! C'est que j'étais partie chez mon papi et ma mamie et que là-bas, point de ternet voyez-vous...
- Et se brancher sur la ligne téléphonique avec son portable c'est pas possible ça hein ?
- Bah non parce que mamie de moi, elle veut pas voir un ordinateur, elle dit que c'est un instrument du diable, et que pour l'allumer faut appuyer sur la touche "éteindre", si ça c'est pas une preuve hein.
- ah ?
- oui. Et en plus, leur maison c'est la maison du bonheur, il n'y a jamais eu internet, et donc si d'un coup il y avait, moi ça me perturberait tous mes repères voyez-vous.
- ah bon.
- oui. et toc.

Bon. Je suis en train de lire Chagrin d'Ecole, et pouf je me mets à faire des dialogues avec moi-même, comme Mr P il fait tout le temps. Alors qu'en plus, déçue je suis, de son livre à Mr P, "pas bravo", je lui dit. Mais j'en parlerai dans le blog à coté (que je délaisse honteusement aussi le pauvre).

Bon mais arrêtez de me déconcentrer, je voulais parler de la maison du bonheur de mon papi et de ma mamie. Que quand j'étais petite, je trouvais qu'ils avaient de la chance "d'habiter en vacances"...
[Attention, contre tout attente, je sens que ce post glisse vers la bisounoursitude]

Dans cette maison :
1) il y a des boites de chocolats ouvertes partout : sur la table basse, dans la cuisine, sur les marches d'escalier, sur la cheminée (ceux-là, fais gaffe quand t'en prends 1, il est tout fondu tu vas t'en mettre partout, voilà bravo)
2) il ya une cheminée qui fait toujours des flammes trop jolies, je sais pas pourquoi
3) je FAIS la cuisine. Phénomène rare. Mais avec ma mamie, je la fais, parce que quoi que je fasse de travers elle arrive toujours à rattraper mes bêtises et magiquement ça donne quelque chose de bon. Et même, en faisant la cuisine avec ma mamie on fait des concours de pelage de pommes : celle qui fait le serpent le plus long et le plus bizarre (eh c'est pas facile j'vous f"rai dire !) Mais c'est toujours elle qui gagne.
4) il y a un jardin magique : à chaque fois que j'arrive je trouve qu'il a rapetissé parce que dans ma tete il a toujours les dimensions de quand j'étais une naine, c'est-à-dire gigantesque.
5) il y a un grenier magique, à chaque fois je trouve des trucs que j'avais jamais vus avant, et je les descends, tous poussiéreux pour les mettre sous le nez de mon papi ou de ma mamie qui fait "aahhh..." avec un petit sourire et qui me raconte ce que c'est et qu'est-ce que ça fait là, et pourquoi. Le dernier trouvé, c'est un livre de Vercors édité en 44 pendant la guerre par les éditions de Minuit qui venaient juste d'etre créées et qui n'éditaient que des textes de résistants. Il n'était même pas entièrement massicoté, tout mal relié, et tout. Trop émouvue j'étais... Mais j'en parlerai dans le blog à coté.
6) et puis surtout cette maison elle a un pouvoir magique trèèèès puissant : je peux passer mes journées à dormir, manger, lire les livres que j'ai eu à Noël, manger, prendre un chocolat, regarder les dvd que j'ai eu à Noël, prendre un chocolat, reprendre un chocolat, regarder un autre dvd, manger, prendre un chocolat, lire, dormir. Et MEME PAS je me sens coupable, alors que j'ai un mémoire à rendre dans 2 jours et demi. Non, même pas.

Par contre là, je suis rentrée chez moi, autant vous dire que je ne suis pas dans le même état d'esprit. Fucking mémoire.
Le 1er janvier, c'est relativement inhumain comme date de rendage de mémoire non ? [là vous dites "oh si ! pauvre petite olive!"]

Voilà, j'ai donc un mémoire à rendre demain, et à part ça, je blogue, et dans 3h, je serai au milieu de plein de gens qui vont me crier dans les oreilles "BOOOONAAANNNEEEE", et je pourrai même pas appeler les gens que je veux parce que le réseau sera saturé.
Grumph.

C'est fatigant la vie des fois...

samedi 22 décembre 2007

L'école est finiiiie

Bon, ça c'est fait. Dernière heure de cours, dernier partiel, et surtout DERNIER COURS tout court.
Parce qu'en janvier hiiiiiii 1er jour de vrai cravail comme dans la vraie vie !

Vouivoui messieudames. Du vrai cravail, et où ça s'il vous plait ? Dans une graaaande maison d'édition qui commence par F (y'en a 2 vous avez le choix !)

Que d'ailleurs j'ai pas tout bien compris pourquoi ils m'ont prise puisque mon entretien s'est déroulé comme suit :

Je suis arrivée en retard, à cause de la grève sa maman la marcheuse-autour-des-murs [attention cette blague est hautement intellectuelle, et maintenant que j'y pense, je suis même plus sûre de mon étymologie là. Comprenne qui voudra].

Deuxièmement, la madame pour me faire l'entretien est arrivée les yeux à demi-fermés et m'a chuchotté : "bonjour, n'ai plus de voix, suis très malade, ai un mal de tête épouvantable, suivez-moi."
Allons bon, me dis-je. Elle va être méga-réceptive, je le sens, je le sens.

Arrivée dans le bureau, s'effondre dans son siège et chuchotte : "c'est vous qui allez parler, moi je peux pas. Allez-y."

Euhhh oui, d'accord, alors bon. Allez-y, ouioui j'y vais là.
Commençage du blabla. En face de moi les sourcils se froncent de plus en plus, et en-dessous des sourcils, les yeux me regardent comme si j'étais la dernière des imbéciles. Et chose étrange, par un phénomène de mimétisme encore inexpliqué, je me mets à dire des choses de dernière des imbéciles que dans ma tête en simultané je me dis "nan mais kes'tu racontes là ? Chut tais-toi c'est l'inverse qu'il faut dire". Sauf que une fois que c'est dit, trop tard, pas possible de dire l'inverse.
1e interruption : "Je vais éteindre la lumière, ça me tue les yeux et la tête, là"
"Hum, ah ? oh ben.... oui, non non ça me dérange pas... faites comme chez vous. Enfin jveux dire... bon alors hurm où en étais-je..."
Continuage de l'entretien dans le semi-noir.
2e interruption, cassante : "non mais pas du tout là je ne suis pas du tout d'accord avec vous."
Essayage de redressage de situation. Enferrage.
La température de la pièce monte de 50° d'un coup. Les joues ça brule. Surtout ne pas décoller les bras du corps, non surtout ne pas les décoller. Osscour, aidez-moi.
Bafouillage, disage de conneries.
Rigolage de la madame en face, à un moment. Pensage : "elle se fout de moi".

Et puis bon au bout d'un moment, c'était clair que c'était foutu, je m'attendais à ce qu'elle me dise "non" d'un air mi-désolé mi-rigolard, et j'avais envie qu'elle le dise très vite histoire que je me barre dare-dare Bernard.

Et puis LA : "Bon ben pour moi il n'y a aucun problème. Vous avez besoin de réfléchir ?"
-.... (resaisis-toi resaisis-toi, vite !! dis quelque chose !)
Signe de tête que "non" en même temps que prononciation d'un vague "nnh..."

Résultat je suis sortie de là pas contente comme si j'avais raté alors qu'en fait non. Bizarre comme sensation.
Mais depuis je suis siouper contente dites donc, vais travailler chez F, youpla boum.

Par contre, je vais bosser avec la madame qui me regardait comme une sous-catégorie de fiente de mouette, oui, tout-à-fait. Va y'avoir besoin d'un sévère travail d'amadouage là.

Non je stresse pas. Oui je suis détendue. (A répéter trois fois par jours matin, midi et soir).