mardi 15 janvier 2008

Scène de la vie parisienne

"- Non mais tu te rends compte, 3 bouquins qu'elle sort en même temps ! Ca devient vraiment in-dé-cent ! Comme si les gens étaient à l'affut des moindres mouvements de sa vie.
- C'est d'une prétention incroyable.
- Mais c'est même pire ! C'est à la limite de l'exhibitionnisme ! Etaler sa vie privée, au vu et au su de tout un chacun ! Quelle horreur, je n'aimerai pas du tout ça.
- En plus il parait qu'elle est enceinte...
- Quoi ?? Comment tu sais ça ? Raconte !"

dimanche 13 janvier 2008

ronds de zoreilles !

Nan mais attendez, c'est quoi ce temps qui passe trop vite là ?

Comment vous faites pour avoir des amoureux ou -euses et des enfants et des chouettes boulots et des amis ET du temps pour bloguer ET que en plus c'est intéressant ou drôle, et même des fois les 2 ? Hein vous pouvez m'expliquer ?

Moi, à peine des invités un jour, une ptite réunion de rien du tout, un appel SOS de copine de moi, une sortie-rentrée parce que en chemin je me suis démotivée, et hop 4 jours de passés. Pourquoi, hein, pourquoi ?
(Bon j'avoue, j'ai aussi passé une demi-journée entière sur facebook... mais c'est pas ma faute j'ai découvert le truc qui dit quelle héroine de princesse êtes-vous, quelle desperate housewife êtes-vous, quel méchant êtes-vous etc. et il y en a des milliards hihi j'adore).

Alors pour la peine : une photo de mes ronds de zoreilles que je les adore je les mets tout le temps en ce moment.
(Non, ne cherchez pas la transition).


Tadââââm !

Commentaire de mon frère adoré la dernière fois qu'il était là : "tu te déguises en Notre-Dame ? Ouarf ouarf ouarf"

(Vous constaterez que niveau blague pourrite j'ai un sérieux concurrent de ce côté-là...) 

Et le 1er qui me dit que ma photo est nulle je le bannis de ce blog, parce que c'est au moins la 25e que j'ai faite, et même la 25e elle est toujours aussi pourrite et floue. Alors chut.


A part ça, qui a dit que bosser chez Falalalalamirion c'était monotone ?
Pendant que ceux du département d'à côté sont en stress en attendant la décision de justice sur le bouquin de C*cilia (c'est quitte ou double leur petite histoire, mais si elle est déboutée ça va être jackpot... encore plus efficace qu'une stratégie marketing... hum ? oh moi je dis ça, je dis rien...), bref, donc nous qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps-là ?
On prépare un bouquin sur les meilleurs pâtissiers de Quelquepart.
Et comment on fait pour le préparer ? On vérifie que c'est bien les meilleurs.
Et comment on verifie ? On GOUTE.

hehehe...

Résultat, ça fait une semaine qu'on s'empiffre au bureau. Or qu'est-ce qu'il y a dans les pâtisseries en ce moment ? Attention c'est dur : des galettes.
(Il va quand même arriver un moment où je vais plus en pouvoir de manger de ces choses...)
Mais en attendant elles sont délicieuses. Même que c'est dur de choisir la plus délicieuse.

La vie est dure parfois.

[Edit] C'est tellement n'importe quoi mon post que je sais même pas dans quoi le classer... On va dire qu'il va un peu dans tout, d'accord ?

mercredi 9 janvier 2008

Ambiance...

Pfiouuuuuuuuuu

Alors là les enfants, suis fatiguééée... Je vous préviens toussuite : ce soir, phrases bancales, et des fois pas de sujet, parce que comme ça, ça fait toujours un mot de moins à écrire... 
(et ce soir j'ai aussi le droit de dire "des fois" et pas "parfois" alors chut).

Ai failli partir de mon bureau en courant, parce que tellement il y avait de la tension, j'avais peur de m'électrocuter.
C'était la CRISE, mais genre dans la famille CRISE je demande LA crise quoi, voyez ce que je veux dire...

ChefDeCollection a grillé un cable aujourd'hui en lisant les textes envoyés par une auteur avec qui on travaille. Du coup les foudres divines sont tombées sur nous, évidemment. Quand on s'appelle ChefDeCollection et qu'on est ennervée pour n'importe quelle raison, on engueule SousChefs et Stagiaires qui sont sagement occupés à travailler, ça me semble tout à fait naturel.

Dans l'enthousiasme collectif, ChefDeCollection a envoyé un mail à Auteur, qui disait en substance : "Vos textes sont vraiment nuls, et les corrections que vous faites c'est encore pire. Arrêtez d'écrire, ça ne sert plus à rien. On reprendra contact avec vous ultérieurement."

Avec copie à chacune de nous. Du coup on l'a toutes reçu en même temps, le mail, il y a eu comme un blanc pendant qu'on se lançait des regards par-dessus nos ordis...

Et après, ça a pas loupé dring dring dring driiiiiiiiiingueuh personne n'osait décrocher... c'était Auteur au bord de la crise de nerf. SousChef a essayé de la calmer, mais c'était pas facile avec en bruit de fond : 
"JE NE VEUX PLUS AVOIR AFFAIRE A ELLE !! BLAM !! [claquage de porte du bureau de ChefDeCollection]"

Ce à quoi une voix à répondu qui sortait du téléphone (et que j'ai entendue alors que j'étais à une distance non négligeable) : "CETTE HORRIBLE MEGERE !! JAMAIS PLUS JE NE TRAVAILLERAI POUR ELLE !!"
SousChef à vaillamment subi l'assaut de décibels.

Et alors si nous récapitulons la situation :

- elles sont d'accord sur une chose (oui, on commence par les points positifs) :  ne plus se parler.
- Auteur a déjà travaillé 4 mois sur ses textes, or (au point où en sont les choses) aucun ne figurera dans le livre.
- ChefDeCollection n'a pas le temps (et c'est l'euphémisme du siècle) d'écrire les textes qui manqueront.
- c'est physiquement impossible de trouver un autre auteur pour remplacer Auteur, qui fasse le boulot de 4 mois en 4  jours.

La question est donc la suivante : comment va-t-on faire ?
Réponse dans les jours qui viennent, parce que là voyez-vous, j'ai zéro idée.

lundi 7 janvier 2008

Un peu de cuisine, que diable !

Le mémoire est rendu ! the memory is given back, el mémorita es rendito, das mémorien ist gerendu.
(Comment ça, monomaniaque ? Ça fait juste la 32e fois que je le dis, j'en connais qui font pire, hum hum, suivez mon regard...)

A part ça, j'ai donc passé mon week-end sur Balzac et les rapports entre littérature et journalisme, ou la reconstitution d'une poétique journalistique dans Illusions Perdues.
Étant donné que je suis à la fois tout le temps à la bourre ET perfectionniste, je me dis que Dame Nature a du s'emmêler les pinceaux le jour où elle m'a fabriquée, parce que pas de chance pour moi, ça ne va pas du tout ensemble, et surtout, c'est fatigaaaaaaant....

Bref, il était temps d'arrêter les futilités et de passer enfin aux choses sérieuses.

Ce soir, j'ai donc fait des sablés ! 
Je sais, je sais, j'ai été ambitieuse, mais j'étais parfaitement consciente des enjeux qui m'attendaient et de la rigueur dont il faut savoir faire preuve dans ce genre de situation.

Et puis après 4 galettes en 4 jours, il devenait évident que mon corps était en manque de beurre. Je me devais d'y remédier.

Alors comment qu'on fait les sablés, hum ? (vous savez même pas ? Ouarf les nuls !)
Heureusement que je suis là pour vous : 

Les Sablés de la ptite olive (pour les nuls).

Alors :

En premier, si je me souviens bien, il faut de la farine. Pas trop.
Mais quand même assez. Environ les 2/5e du saladier, je dirais.

Ensuite : du beurre ! Et là, les enfants, on ne lésine pas, on met toute la plaquette. Sauf un petit bout. 200 g, ça fait.

Et là, pour ceux qui s'en souviennent, ma partie préférée : tu touilles tu touilles tu touilles ! Avé les mains. (oui, toutes les sortes de touillage, je suis experte, moi). (Tiens, mon prochain mémoire ça sera sur la place du touillage en cuisine et l'installation d'une dialectique touillagière entre conformisme et modernité).

Bon, ensuite : mettre les jaunes d'oeufs des oeufs durs que vous aviez préalablement fait cuire (huhu, j'avais oublié de vous le dire).
Ah mais non ! Y'avait le sucre avant aussi !
Bon, c'est pas grave, vous avez les mains toutes crades c'est pas grave, vous prenez délicatement le sucre avec le bout des doigts, voilààà sans en mettre partout merci. Et hop, 180 g.
Du coup, on retouille.

Par dessus tout ça, une petite pincée de sel et un petit peu de cannelle (un petit peu j'ai dit ! On n'est pas au Québec ici* ! huhuhu...)

Bon. Là vous croyez que le plus dur est fait. Que nenni ! C'est là que le travail commence ! (Je vous avez prévenus qu'il fallait de l'ambition hein, c'est pas maintenant qu'il faut venir pleurer.)
Armez-vous de petits découpe-trucs-emporte-pièces, j'ai oublié le nom. Enfin les choses qui font des formes, là. Si possible, qui versent dans la bisounourserie, style coeur, étoile, nounours (comme les miens, vouivoui). Enfin vous n'êtes pas obligés non plus, vous pouvez faire des formes de flingues, de menottes et de bombes si ça vous chante.

Vous étalez la pâte, avec un rouleau à pâtissier si vous êtes une cuisinière chevronnée et prévoyante, avec une bouteille de vin si vous êtes comme moi (fermée la bouteille... et faites gaffe de pas prendre du St Emilion, parce que bonjour l'étiquette qui dégouline de beurre, après...)

(Pfiou, didonc, ça vire un peu crado ma recette, là !)

Bon on continue. Vous faites les petites formes de votre choix, vous les décollez, vous reprenez la pâte qui reste, refaites une boule et réétalez. 
50 fois. 
Sauf si vous avez compris avant moi qu'on peut faire plein de formes en 1 seul étalage, et pas 2 ou 3 pauvre étoiles en plein milieu à chaque fois.

ET LÀ. Le moment CRUCIAL : le cuisage.

Attention, je veux de la concentration, ouvrez bien grand vos oreilles vos yeux vos mains vos neurones : entre 5 et 7 minutes. Pas plus.
J'ai moi-même flirté avec les 7 minutes 30, et un pauvre nounours y a laissé la moitié de sa tête. Dommage collatéral inévitable. Latéral aussi, le dommage, comme vous pouvez le constater, à cause que j'ai un four qui chauffe plus à gauche qu'à droite, l'imbécile. L'a peut-être cru que c'était la mode, mais il s'est trompé, la tendance c'est de chauffer à droite.
(Ouarf, encore un peu d'entraînement et je suis bonne pour les Jeux Olympiques de la blague pourrite là).

Bon, et puis dernière recommandation : faut paaaas trop les coller. Décidément je dois avoir un problème avec ça. Résultat, conflit avec le nounours d'en bas qui voulait pas lâcher son étoile. Mais c'est moi qui ai gagné, je l'ai amputé d'un bras.

Ensuite vous disposez tout ça joooooliment dans un plat, et c'est parti mon kiki pour le goinfrage !

(là, vous admirez. Vous pouvez dire "ooooh c'est joli !"
ou alors "et ben dis donc, elle est forte la p'tite olive !"
au choix.)

* Je vais faire comme la fée, je vais parfaire votre culture québécoise... Sachez que les Québécois ont un problème psychologique avec la camelle : ils en mettent partout. Et pas qu'un peu. J'ai mangé des muffins, que je me demandais sérieusement s'ils avaient pas remplacé la farine par de la camelle...

vendredi 4 janvier 2008

Blub blub

Bon ça y'est ! Je commence à arrêter de faire des bulles et à sortir la tête de l'eau, là. Au bout de 3 jours !
J'ai fait ma maline hier, mais même dans les chouettes boulots, ya le moment où c'est un peu la noyade, c'est quand on arrive - plouf - et qu'on comprend rien, on sait pas comment on fait pour tout un tas de choses, on sait pas qui est qui. La tête sous l'eau, quoi. Blub blub.

Ce qui n'arrange pas les choses, c'est quand tout le monde est méga à la bourre sur son planning et n'a le temps de rien, et que personne n'a l'idée que peut-être ça serait utile si on m'expliquait...

Ce qui donne des choses du style :
[Blam] une pile de livre tombe sur mon bureau.
- tiens, ça c'est la doc pour les 3E. Seulement l'Aquitaine, pour l'instant. Ah oui ! Et puis surtout très important ! Tout ce que tu reçois pour les 1001, tu transfères immédiatement à Elisabeth !
- (moi) : euh... Elisabeth ? c'est-à-dire ?
- (en partant) : roh, mais Elisabeth voyons ! Demande à Aurélie ! (hop elle est partie)

J'adore.
Ca c'est les moments où je dis "M'enfin ?" comme Gaston Lagaffe.

Et puis après, c'est parti pour une perte de temps monstre à chercher QUI est Aurélie, pour qu'elle m'explique QUI est Elisabeth, et puis OU elle est, et COMMENT lui envoyer.

2e étape : C'est quoi les 3E ? C'est comme les 3T ? ils sont revenus ? (ouarf la bonne blague). Après recherches, c'est l'abréviation (vraiment très très abrégée, pour le coup) du titre d'un bouquin en préparation. Bon. On avance. Quant à l'Aquitaine, qu'est-ce que j'en fais ? Mystère pour l'instant.

Et les 1001 ? Les 1001 dalmatiens ? Depuis le temps qu'ils existent, ils ont eu le temps de se réproduire, hein. M'étonne pas qu'ils se soient rajouté un zéro, tiens. (pfiou... j'ai oublié de vous prévenir que 2008 allait être l'année des blagues subtiles et spirituelles...)

Bref toujours est-il que je m'aperçus avec surprise ! que je m'étais fourvoyue ! Point de dalmatiens à l'horizon !
Les 1001, c'est tout simplement la collection des 1001, vous savez ? Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie, les 1001 tableaux, les 1001 cd etc... Et ben je peux vous dire qu'ils ont encore plein d'idées en stock les cocos ! Ils surfent sur la vaïbe comme dirait l'autre.
Et c'est dans ces cas-là qu'on s'aperçoit que ce genre de titre, c'est accrocheur, ça vend bien, tout ça d'accord. Mais qu'avant que les 1001 textes ils soient tout sagement rangés 1 par page, c'est le bordeeeeeeeel au secours ! Ces textes ils sont écrits par plein d'auteurs différents, qui les envoient jamais pareil ni dans le même format, et surtout qu'il y a au moins 3 ou 4 versions pour CHACUN ! Je ne vous pose pas l'opération, ça va me faire pleurer sinon.

Voilà, et ça c'est 1 livre...

Et j'en ai 3 en même temps, tout va bien. En 3 jours. J'espère qu'il n'y a aucune relation de cause à effet, sinon la vache, on est mal-bar.

Mais vous inquiétez pas, je vais y arriver, hein ! 

(Lundi je m'attaque au mystère de l'Aquitaine).

jeudi 3 janvier 2008

Chez Flamalimard...

... y'a un truc génial !!

C'est qu'on peut prendre des bouquins gratos !

Tous les jours, chaque département met devant sa porte des bouquins dont il veut se débarrasser, soit pour faire du vide sur ses étagères, ça prend de la place ces ptites bêtes, soit parce que c'est les retours des invendus qui sont destinés au pilonage.
Mais moi quand j'entends ce mot de pilonage et que j'imagine le destin atroce de ces pauvres petites choses broyées sans pitié, il y a mon instinct de Will Smith du 5e Elément qui se réveille pour aller sauver cette population d'une mort atroce !! (ah non c'est pas lui, mais bon Bruce Willis Smith, ils font le concours de qui sauvera mieux le monde à chaque film, donc même combat).

Bon alors 1er conseil : quand on comprend que ça va être la fête du bouquin à gogo, ne pas sauter trop fort au plafond, ça peut cogner la tête.
Et 2e conseil, très subtile mais il faut de l'expérience pour s'en apercevoir : ne pas en prendre plus qu'on ne peut en porter. Oui, parce que c'est là que le bât blesse, comme on dit. T'as pas l'air fin quand t'es obligé de marcher en crabe parce que tellement t'as de livres sous les bras, tu passes pas de face dans les portes.

Ne pas avoir les yeux plus gros que la tête, c'est pas facile.

Mais le plus rigolo, que je ne vous ai pas dit, c'est que ça change tous les jours et c'est la surprise !
Hier par exemple, c'était pleine décargaison d'Harlequins ! (édités chez J'ai Lu, pas chez Falamalirion, oh ! faut pas déconner non plus) Parce que J'ai Lu c'est les voisins du dessous. Arthaud les voisins d'en face, Père Castor tout au bout du couloir, et ya Librio quelque part mais j'ai pas encore trouvé où.
Donc là, pouf, plein de petits pavés roses en tas qui dégoulinent. Barbara Cartland à volonté ! youpla boum. J'en ai pris un pour tester quand même (tout éditeur doit connaître tout ce qui s'édite ! hum hum...) Non en vrai, je pensais me marrer, mais même pas ! C'est tellement de la daube para-littéraire, qu'on dirait que c'est écrit par ordinateur. Ca t'enchaîne les clichés automatiques à une vitesse atomique.

Mais aujourd'hui, re-surprise : c'était une pleine pile de GF philosophie !
Oui, les montagnes russes, ça n'a pas l'air de les déranger... Et hop ! par ici Xénophon, Platon, Hume, Locke et les copains.

Me demande ce que ça sera demain...

mercredi 2 janvier 2008

Pourquoi j'ai encore mal aux pieds ?

Oui, aujourd'hui était un jour capital pour ma future carrière.
Mais aujourd'hui, je vous parle de mes chaussures.
Oui.
Suis une rebelle dans l'âme, moi, tutafé.

D'autant plus que ça fait 2 jours que j'ai mal aux pieds.
Certes, il se trouve que j'ai passé une nuit entière avec ça à les-dits pieds (et je parle n'importe comment si je veux) et que même pas l'idée m'a traversé l'esprit, le corps, ce que vous voulez, de les enlever.
Certains mystères sont insondables, c'est ce qui fait leur charme.



En plus on pourrait croire qu'avec mon boulot de plante verte professionnelle, je pourrais être habituée à ces choses-là, mais on dirait que non.
(Vous en faites pas, un jour je vous parlerai de mon boulot de plante verte... Ah ah... vaste programme !)

Tiens j'avais oublié que je les avais achetées chez Aldo. Sais pas si ça existe en France ça ?
D'ailleurs pour tout vous dire...

[Allez ! petite histoires des chaussures de la p'tite olive ! Vous aurez pas perdu vot' temps, les enfants !]

Ca c'est mes chaussures que j'avais achetées quand j'étais jeune et bête (huhu) et que j'habitais à Montréal. Because à Montréal, voyez-vous, j'ai fait mon Prom ! Mon bal quoi. Voui voui, comme dans les séries américaines, là. Enfin comme partout en Amérique du Nord à vrai dire.
Et le prom, c'était quelque chose de méga-sérieux attention on plaisantait pas avec ça hein.

D'ailleurs j'étais arrivée au lycée en janvier de cette année-là et le prom était en juin. Autant vous dire que je me suis fait sauter dessus pas plus tard que le 2e jour pour m'entendre dire que : [NDLR: prononcer tout ceci avec l'accent québécoué]
"ah ben lô, s'tie ! mais tu vas être supaer en retard, lô, t'as plus que 6 moés !! Tu te rends caompte, faut que tu te trouves une robe de bôl, des chaussûres, un sac, des bijoux pis pantoute lô ! Faut que tu prennes rendez-vous chez un coiffaeur et un maquillaeur, viiite dépèche-toé ils auront plus de plâce ! Et faut réserver la limousiiine !! Ah mon dieu tu n'y arriverôs jâmais !"

Ben lô, s'tie, j'y suis arrivée, t'sé ! (Huhu... ça fait longtemps que j'ai pas parlé comme ça, moé)

J'ai tout fait bien comme il fallait ! La robe, que je me suis payée avec un nombre incalculable de baby-sittings (parce que mes parents, ces rigolos, dès que je prononçais le mot "prom" ils étaient déjà en train de rire, et plus je leur expliquais à quel point c'était sérieux, plus ils rigolaient... résultat, m'ont pas filé 1 kopeck), le maquillage chez Lancôme etc...
ET limousine, ET champagne dans la limousine...

ET les chaussures !
Tadââââm...

[Fin de l'histoire des chaussures de la p'tite olive]

La prochaine fois si vous le voulez bien, nous parlerons de ce jour où j'ai passé mon bac en ski et où il faisait -45° . Beaucoup moins glamour, je vous préviens tout de suite.