jeudi 31 janvier 2008

souris de laboratoire

Aight, guys.

La pause est finie ! (C'est bon ? Tout le monde a finit son Kit Kat ? Toi dans le fond tu te dépèches s'il te plait, tout le monde t'attend. Non, Kevin, tu n'écrases pas la dernière barre dans les cheveux de ta camarade, ça n'est pas gentil !)

Alors, ce soirrr : LA SUITE ! (De ça, qui est elle-même la suite de ça, eh attend, faut suivre hein, j'ai des lecteurs EXIGEANTS moi ça rigole pas)
:)

L'épreuve de groupe.
(c'est le titre)

Où l'on nous met dans une salle autour d'une table,
où le jury s'installe en rang devant nous,
où l'on nous donne chacun un dossier,
et où l'on nous dit "vous ne parlez pas, vous avez 6 minutes."

Là : feuillette, feuillette, le dossier, lit en diagonale (pinaise, plus que 3minutes 30 !), prend des notes pour faire genre, regarde en coin pour voir comment ils font les autres, ah eux aussi ils te regardent en coin pour voir comment toi tu fais, ouh la, ça fait déjà 5 minutes 40 secondes, vite, ferme le dossier, on va faire croire que t'as tout lu dans le temps. Lève la tête. Souris.

"Les 6 minutes sont écoulées. Vous avez maintenant 27 minutes."

Là : quelques secondes de silence, tout de même... Peut-être qu'elle n'a pas finit sa phrase ? Peut-être qu'elle prend une grande respiration avant de continuer et de nous dire ce qu'on doit faire ?


Ah non.

Coups de yeux incertains entre les candidats, il faudrait peut-être que quelqu'un parle, vous en pensez quoi ? Refeuillette refeuillette, aaaaah en fait c'était écrit là-dedans, ok, la dernière page qu'on n'avait pas eu le temps de lire.

Quelqu'un pose une question, quelqu'un répond, et c'est parti pour la "réunion de travail" et "l'organisation commune du projet", hyper naturel et tout, comme s'il n'y avait pas tout un jury qui nous observe en prenant des notes et en se faisant lire les trucs qu'ils écrivent, comme si on n'avait pas l'impression d'être des souris de laboratoire en pleine expérience comportementale, non non.

Et d'ailleurs, maintenant que j'y pense, c'est à peu près exactement ça : une expérience comportementale. Ils s'en tamponnent royal du projet, et d'ailleurs c'est pas un projet c'est une ENIGME leur truc, dans le plus pur style "trouvez la solution gniark gniark gniark".
J'essplique.
En gros, chacun avait un groupe de touriste, et il fallait organiser un circuit d'une journée qui satisfasse tout le monde. Au Costa Rica.
Jusque là tout va bien.
Mais attendez.
Moi j'avais 20 scientifiques internationaux entre 30 et 50 ans qui voulaient voir que des parcs naturels. Une autre elle avait 8 couples en lune de miel qui voulaient faire un dîner aux chandelles. Un autre il avait des jeunes qui voulaient faire du shopping dans la capitale. Un autre elle avait des familles qui voulaient des jeux pour les enfants. Un autre un groupe d'Italiens qui, eux, ne voulaient rien faire, etc.
Là, vous entrevoyez que tout va déjà moins bien.

Et par-dessus tout ça, eux qu'est-ce qu'ils font ? Pendant qu'on est sagement (toujours de manière très naturelle n'est-ce pas) en train d'organiser tout ça, ils nous tendent des feuilles en disant "un fax vient d'arriver" (et nous on prenait les feuilles et on disait "oh ! un fax vient d'arriver !" huhu) pour dire que le nord du pays est subitement en proie à une guérilla et que donc interdiction de passer par là. Comme par hasarrrrrrd juste au moment où tout le monde s'était mystérieusement mis d'accord pour passer par le nord. Ou alors un rapport météo pour dire qu'une tempête est prévue pour le lendemain matin, qui nous ruine notre sortie au parc naturel, alors qu'on venait juuuste de réussir à convaincre les touristes Italiens de se bouger le c*l pour y aller. On a même eu un fax pour dire qu'un de nos clients était en état d'ébriété dans le hall de l'hôtel.

Eh.
On dirait pas comme ça, mais faut avoir de l'humour pour être recruteur hein.

Bref, ils s'en tamponnent du projet, disais-je, l'important c'est comment on ESSAYE de le résoudre. Oué c'est hyper spikologiques les entretiens à ErfRance.

Tout ça en 27 minutes.
Et quand on a eu fini de pas réussir, hop, back into ze salle-d'attente-terminal-d'embarquement pour 1h de poireautage et papotage. La différence, c'est que là, y'avait matière à papotage (Han ! et le chauffeur costa-ricain du bus, on avait oublié de le compter dans la liste pour le resto ! mince, ça fait mal vu d'oublier le chauffeur du  bus, nan ? t'en penses quoi ?)

Et à la fin du poireautage : "tididim gling gling !" (je le fais bien la p'tite musique d'aéroport, hein ?) paf, la liste des JARTÉS toujours.

Et le problème, c'est que là...

[Suite et fin demain poil-aux-mains]

mardi 29 janvier 2008

Pause Kit Kat

Pause Kit Kat, exactement.

L'heure est grave. 
Il y en a, MEME PAS ils me croivent ! Et après, même, ils me parlent de lapins, et que moi j'ai rien compris, et que d'abord les lapins c'est tout doux et trop mignon et même, le lapin aux olives, c'est trop bon, alors hein !

Bon.
Néanmoins.
Ma vie s'est un tout petit peu emmêlée dernièrement, je l'avoue.

Alors à l'attention de mes lecteurs sceptiques ("lecteurs", oui, au masculin, oui, j'espère qu'il y en a qui se sentent visés hum hum), récapépétage de la situation petite-olivistique :

- Je bosse chez Falimarion mais c'est un staaaaage. De 2 mois seulement, après hop : back to the fac. Après les partiels et le mémoire, je m'étais mis dans l'ambiance "vrai boulot", rien à faire le soir, rien à rendre pour le lendemain, trop cool la vie youpla boum je peux faire ce que je veux de mes soirées et de mes week-ends.
Sauf que là, depuis quelques temps, bizarrement, je suis plus du même avis, je trouve que étudiante, ça avait quand même des chouettes côtés... Genre par exemple, être capable de penser à autre chose que DORMIR dès que je rentre chez moi.

- Or, comme  je suis toujours étudiante (Cf le tiret du dessus) (oui, je fais dans le didactisme ce soir... ça va, tout le monde suit ?), j'ai pu répondre à l'annonce d'ErfRance qui recrute des étudiants pour faire hôtesse/steward pendant l'été !

D'où : journée de sélection EN PLEINE SEMAINE, merci ErfRance, ce qui fait que je dois maintenant rattraper un jour entier de travail à coups de 1h sup' tous les soirs. Youpi.
Et comme en plus, la moitié des soirs, je dois partir pour donner des cours à MinisElèves, ou en prendre moi, ça risque de durer jusqu'à la fin de mon stage, cette histoire de rattrapage, re-youpi.

Du coup, arrivée chez moi, il est tellement tard que, à moi se pose le suivant dilemme : faire du piano ou bloguer. Et que dans les cas où je choisis de bloguer, se pose à moi le suivant sous-dilemme : lire vos blogs ou écrire le mien (parce que une fois que je suis partie à lire, laisse-bêt', jamais j'ai le temps d'écrire).

Bon.

C'est plus clair, comme ça ?

Je peux continuer mon feuilleton ?

(Et à part ça, il manque un peu de photos, ce blog, non ? Vous en pensez quoi ?)

Allez, bing, suffit de faire un voeu ici et pouf il se réalise : PHOTOS !


                                          
                                                                

(huhu, que en plus je fais des choses artichtiques didonc !)
Ce que j'ai ramené aujourd'hui. Quand je vous disais que ça varie, ça varie pour de vrai, z'avez vu.
J'ai pris le Houellebecq parce qu'il était gratuit, pas trop lourd, et parce que par curiosité, je me suis dit que j'allais retenter de lire genre les 3 premières pages.
Mais si jamais l'un(e) d'entre vous aime ce qu'il écrit, je la/le prie de m'expliquer, parce que vraiment... vraiment... je comprends pas.



[Edit ] : Et la prochaine fois, on passe à l'étape supérieure, je mettrai des photos, MAIS des photos intéressantes... (eeeet oui j'y vais progressivement là)

lundi 28 janvier 2008

Aïe spique ingliche

Bon, hier j'ai dit "la suite demain", mais en fait j'étais folle un peu.

C'est limite si j'aurais pas envie de tomber malade à la mode Sixtine pour enfin avoir du teeeeemps. Ne voir persoooonne.

Non, j'ai l'air de me plaindre comme ça, mais en fait pas du tout. La vie, c'est magnifique, les contacts humains sont la joie quotidienne, l'Homme est fondamentalement bon. Toussa.
Oué.

(Vous ai-je déjà dit que je suis particulièrement peu réceptive à la méthode Coué ?)
Pourtant j'essaye hein.

Extrait de conversation téléphonique de Chef de moi, aujourd'hui :
"-  Non, je voudrais avoir une réponse à ma question, mademoiselle.
- (réponse inaudible)
- Mais si vous ne servez même pas à ça, mais à quoi servez-vous alors ?
- (réponse inaudible)
- Vous ne servez à rien, c'est bien ce que je disais. Taisez-vous. [Cling, raccroche]."

Elle était en forme aujourd'hui. Et que se passe-t-il quand elle est en forme ? Moi je le suis de moins en moins au fur et à mesure de la journée.
Car figurez-vous que depuis le grrrrrrrrrand déménagement, où se situe mon bureau ? PILE en face d'elle quand elle ouvre la porte. Mais genre, pile, on ne peut pas faire plus pile que ça.
Résultat, je découvre que c'est un BONHEUR incomparable de pouvoir travailler tranquille sans être dérangée toutes les 30 secondes pour faire et chercher des millions de trucs divers et variés ET (est-il besoin de la préciser ?) chiants.

Bref.
[Inspire hummmmph, expire fiouuuuu]

Le sujet de ce soir, c'était "la suite" (la suite de ça, pour ceux qui viennent d'arriver).

7h35, le RER arrive. C'était évidemment foutu. Après hésitation entre y aller et me faire jeter ("l'heure, c'est l'heure mademoiselle !" je l'entendais déjà) et rentrer chez moi vite pour me refoutre sous ma couette et DORMIR, mon choix a vite été fait.
Mais comme je suis grave une rebelle, même vis-à-vis de moi-même, bah j'ai fait le contraire, et j'y suis quand même allée. hehe ouais.

Je sors à PARC DES EXPOSITIONS (comment je la hais cette station...). Il fait nuit. Je cours. Avec mes talons. (Tac tac tac tac ti-clop aïe tac tac tac etc.) Vous avez remarqué que c'est le jour où vous devez mettre des talons que d'un coup, pouf, les rues elles sont pavées ? Moi ça loupe jamais.

En courant, je remarque un immeuble allumé (à cette heure-là, y'en n'a pas beaucoup, ça aide), plein de monde dans le hall, je rentre en coup de vent, un type est en train d'entrer dans une salle au bout, je cours, il me tient la porte, je rentre, la porte se referme derrière moi. Personne n'a calculé mon arrivée.

Et c'est LÀ que je comprends... que toute cette masse de gens a mis plus de 5 minutes à passer par la porte.

C'était tellement FACILE j'en rigolerais presque.

Ni vue ni connue (un poil essoufflée, mais on dirait que c'était l'émotion d'accord ?), je m'assois, 1ère épreuve : test d'anglais éliminatoire.
Avec les feuilles électroniques horribles, où faut s'amuser à colorier les ronds comme en maternelle, sans dépasser (en s'appliquant bieeeen et en tirant la langue). Le genre de truc ou tu t'aperçois à la fin que t'as tout décalé tes réponses et que faut que tu gommes tout et recommences.
Après que des gens eurent parlé dans mes oreilles, en anglais mais avec des accents tout  bizarroïdes et quelques fois parfois souvent presque tout le temps incompréhensibles (dans ce cas-là : choper un mot, et essayer de deviner la réponse la plus cohérente en fonction dudit mot), il faut que la machine lise nos coloriages, alors on nous fait attendre dans une salle d'attente qui est en fait un terminal d'embarquement, youpla boum, comme ça, ça va, on ne jure pas trop avec le décor.

Après 1h de poireautage et bavardage avec les autres gens, "tidim gling gling", petite musique d'aéroport et affichage de ceux qui doivent JARTER sur l'écran.
AH oué ! Ils se la jouent StarAc chez Erf Rance. Du coup, les gens ils se la jouent StarAc aussi, genre "Non... mes frères... c'est ici que le chemin s'arrête pour moi... Continuez... Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour moi..." et même y'en a qui pleurent (jvous juuuure). Mais aussi, les gens ils venaient de province, ils avaient dû payer billet de train, hôtel, et tout, alors se faire remballer à 9h du mat, c'est sûr, c'est moyen agréable.

Et là, est-ce qu'il y avait mon nom sur l'écran ?? Hein ? 
Et ben non ! wouhou !

Ok c'est quoi qu'on fait après dites c'est quoi dites, comment chui trop forte, allez dites qu'est-ce qu'il faut faire maintenant dites, allez ?

Et là on me répond.

"L'épreuve de GROUPE."

Olé.

[Suite demain.]
[Mais bon, je suppose que vous aviez compris.]

dimanche 27 janvier 2008

Les sorties se situent au fond de l'appareil...

Ayé je reprends du service ! Wouhou.

Aujourd'hui, les enfants, nous n'allons pas parler livres, nous allons parler AVIONS.
Et oui, c'est comme ça chez Julie la p'tite olive, on sait varier les sujets avec esprit et à-propos.

Car curieux comme des belettes vous étiez, de savoir pourquoi tout ce temps sans écrire j'ai passé !
(Oui, je suis en pleine période Yoda Staïle Langouèdge, là... vous en faites pas, ça va me passer).

Et ne me contredisez pas, vous étiez curieux, je l'ai SENTI.

Ordonc.

Figurez-vous que, par un beau jour de janvier 2008-l'année-de-la-blague-pourruite, arrive dans ma boîte mail, un... mail (oui, bravo à ceux qui ont trouvé !) venant d'une entreprise relativement connue, dont l'activité principale consiste à faire voler des aéronefs plus lourds que l'air, entraînés par des organes moteurs dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol.
Voilà.
Ah on me dit dans mon oreillette tu te fous de not' g*eule ou quoi ?
Meuh point du tout cher monsieur, je m'essayais à la métaphore poétique.

Bon ok on va faire moins technique et plus ludique : ça commence par "A" et ça finit par "irFrance"... attention qu'est-ce qu'il manque ?
(huhu, qu'est-ce qu'on s'amuse)
Oui, je l'ai entendu ? Oui, oui ?
"Rien du tout !!" Exxxcellente réponse, toutes mes félicitations !

Ordonc, reprenons. Je reçois le mail, qui arrive en réponse à un dossier que j'avais envoyé il y a à peu près 1000 ans et que j'avais déjà presque oublié, pour faire hôtesse de l'air, mais QUE l'été et QUE pour les étudiants. Je le lis avec une attention scrupuleuse... Et là, que lis-je ? (Attention accrochez-vous bien) :
Que la sélection se déroulera à 7h30 précises.
Et que (relevez-vous, et réaccrochez-vous, mais bien, cette fois) elle aura lieu à Villepinte. C'est-à-dire à 2 pas de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, c'est-à-dire à au moins 10 000 km de Paris. Au moins.
Et que (bon, là vous êtes par terre, restez-y vous allez finir par vous faire mal), je cite, "tout retardataire sera automatiquement éliminé".

Boooon. Sachant que le retard est inscrit dans mon code génétique, on peut tout de suite dire que ça commence bien cette histoire.

Mais courageuse je suis, et puis n'est-ce pas, "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt" hum hum hum. 

Alors à quelle heure que j'ai mis mon réveil le jour J, hein, à quelle heure ?

4h30.

Si.
J'vous jure.
(parce qu'en plus, à cette heure-là il me faut au moins 30 min d'émergement, c'est im-pos-sible sinon).

Ensuite de quoi je me prépare toute bien, les chaussures à talons de plante verte (j'ai l'habituuuuuuuu-deeeeee), les collants chair AVÉ une paire de rechange dans le sac, c'est la première chose qu'on apprend en stage intensif de plante-vertage, le maquillage "soutenu" (ça m'a toujours fait rigoler ça, "soutenu"), et même le filet pour le chignon de danse classique que j'ai ressorti pour l'occasion (ouuuh émouvant, ça me rappelle mes pestacles de petite fille).

Et voilà. C'te tête d'hôtesse de l'air, je vous raconte pas.

6h11 : premier RER. Je suis dans le timing. Parfait.
6h44 : 2e RER. Je suis toujours dans le timing. Parfait.
(Je remarque au passage qu'à 6h44, bizarrement, il y a zéro femmes dans le RER, et que bizarrement être en tailleur jupe, c'est pas ce qu'il y a de plus agréable à 6h44 dans le RER. Bizarrement).
7h18 : je sors à la station Villepinte. J'ai 10 minutes d'avance. Je suis fière de moi comme rarement. "L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt", je crois même que je l'ai pensé sur le coup... Bref c'est l'avènement d'une nouvelle Moi.
7h19 : Je cherche la rue sur le plan. Ne la trouve pas.
7h20 : Je demande la rue à la madame derrière la vitre. Elle me répond "Ah non, vous vous êtes trompée, c'est la station suivante".
7h20 et 2 centièmes : buggage de mon cerveau. La madame derrière la vitre a la surprise d'observer une pseudo-hôtesse de l'air en pleine pétrification de stupeur.
La sélection se déroule bien dans la VILLE de Villepinte, mais à la STATION Parc des Expos.

Oui...

Non, ne dites rien...

Et y aller à pied, c'est possible ?? Non catégorique de la madame.
Même en courant ? NON.
Et un taxi ? là si je l'appelle tout de suite ? Non plus.

Je regarde l'écran, le prochain passe à 7h28.
Délibérage à la vitesse grand V : et si jamais pour une fois, le RER mettait SEULEMENT 1 minute pour aller à la prochaine station, et si je mettais SEULEMENT 1 minute pour trouver où c'est ? Hein ? Dites ?

Et d'abord, elle est passée où ma pote la Chance ? Hein ??

Les yeux rivés sur l'écran, je vois avec horreur le changement se produire : le train est maintenant programmé à 7h29. (Modification express dans cerveau  buggé de moi : et si il mettait QUE 30 secondes jusqu'à la prochaine station, et moi QUE 30 secondes pour trouver ?)

Oui, dans ces cas-là, le réalisme s'évapore comme par enchantement de mon cerveau, parce que le pire, c'est que j'y crois dur comme fer.

Et alors là, mes enfants, c'est l'apocalypse.
Le train a un problème. Il est maintenant programmé à 7h30, puis 31, 32, 33, 34.
Le quai de Villepinte a désormais 2 trous commémorant l'endroit où j'ai trépigné pendant 7 éternelles minutes.

Je me répète en boucle "c'est pas grave, je vais pouvoir rentrer chez moi et dormir. C'est pas grave."
Mais je ne sais pas... je n'ai pas l'air méga-réceptive à la méthode Coué...

Le train arrive à 7h35.

[La suite demain.]

[BAM cassage de la tension hihihi... Rohh j'ai pas honte de faire ça ?
Bah non... J'ai pas honte.]

jeudi 24 janvier 2008

Indice...

[Lisez le blog-it express à gauche avant...]
Voilà.

Alors maintenant, INDICE : je vais devoir apprendre à faire la "danse des bras" !

Ah HA ! pas facile comme devinette hein ?

Ceux qui lisent mon blog depuis le début trouveront...
(Ah la vieille feiiiiinnnte pour envoyer tout le monde lire hihihi)

En attendant : des bisous les gens !
Je vous raconte tout dès que j'ai du temps !

vendredi 18 janvier 2008

Jouons aux chaises musicales les amis

Bon je vous préviens tussuite, je vais encore parler de Falamirionlesballons, parce que c'est pas comme si c'était ma vie en ce moment, mais quand même presque.
Quand vous en avez marre, vous me préviendez, hein. (attention, verbe ashleyien du 3e groupe, à conjuguer cor-rec-te-ment s'il vous plait !)

Et puis c'est pas comme si c'était des rigolos là-bas, mais presque aussi. Frétillants d'entrain de voir enfin arriver l'année 2008, l'année de la blague pourruite (je rajoute un "u", ça nous fait une rime riche, les cocos), ils ont décidé de fêter ça comme il se doit, et de faire un jeu géant célèbre dans le mooonde entier, j'ai nommé :

Les Chaises Musicales !

Règle du jeu : on prend ses affaires pour aller les mettre dans un autre bureau dont l'occupant précédent a préalablement retiré ses affaires pour aller les mettre dans un bureau dont l'occupant précédent a pris ses affaires pour les mettre dans notre bureau qu'on occupait nous.
Variations possibles : des fois ça fait aller loin (et même changer d'étage, attend, t'es ouf, trop l'aventure), des fois ça fait juste traverser le couloir.

But du jeu : très mystérieux. C'est visiblement aux joueurs de le découvrir (ou pas).

Préparation de la partie.
Un seul mot d'ordre : la discrétion. Si vous êtes très très attentif et sur vos gardes, vous pourrez vous apercevoir à certains légers indices qu'un jeu se trame dans l'ombre. Par exemple, grâce à mes sens extra-développés, j'ai pu observer des gens entrer d'un coup dans mon bureau, parler très fort par-dessus ma tête, puis mesurer toutes les étagères, le bureau où je travaillais, poussant le fauteuil à roulettes qui gènait tout le monde.
(Or ce qu'ils n'avait pas remarqué, mais tout le monde ne peut pas avoir les sens extra-développés, c'est qu'il y avait moi dans le fauteuil).
Et si vous avez de la chance, ce genre d'indices subtiles peut se reproduire plusieurs fois pour vous permettre de confirmer vos soupçons. Par exemple, deux fois par jour pendant deux semaines. Par exemple.

Organisation de la partie.
Tous les livres sagement rangés dans les étagères qui montent jusqu'au plafond, exprès pour impressionner les auteurs qui viennent en rendez-vous et qui pensent fièrement : un jour je serai parmi eux ! tous ces livres, là, les mettre en cartons. Oui vous ! Les déménageurs vont transporter, mais faut d'abord faire les cartons. Bon, du coup, tous ceux qui sont en plus d'1 exemplaire, les mettre à donner (vous savez, la fameuse pile "servez-vous") pour pas faire trop de cartons. Bon, du coup, s'apercevoir que celui-là, et celui-là, oh et celui-là on voudrait quand même les récupérer pour faire des cadeaux. Bon, du coup, ceux qu'on a mis de côté, il y en a quand même beaucoup, si on les mettait dans un carton tiens, bonne idée. Ah ouais, mais c'est hyper trop lourd pour ramener, là, bah tant pis je les ramènerai petit à petit. Bon bah du coup, pour éviter de faire trop de cartons, on a fait un carton supplémentaire, super. Trop je suis une pro de la simplicité, moi.

Ensuite, phase trèèès importante : le placement des pions.
Une fois qu'on a tous nos cartons et qu'on est bien contents (ou alors d'une humeur à massacrer le 1er qui fait une blague pourrite, ça dépend), on va faire un petit tour dans "notre" futur bureau, et là, oh stupeur, on s'aperçoit qu'il y a 2 fois moins d'étagères. D'où la question suivante : oukeskon va les mettre nos cartons tous beaux tous pleins, hum ?
Et alors là mes enfants : la guerre commence
Subrepticement, comme si on ne faisait rien de mal, aller se promener d'un air dégagé dans les couloirs (en sifflotant, pour être crédible), et repérer discrètement les armoires qui ne sont pour l'instant pas attribuées. Tiens, celle-là, elle a été vidée - coup d'oeil à gauche, coup d'oeil à droite - ET PAF coller une étiquette sur la tronche de l'armoire qui dit que c'est désormais NOTRE armoire hinhin on les a bien eus hinhin...

Plus la partie avance et plus vous allez rentrer dans la phase B : le gardage des territoires gagnés.
Lorsque vous entendrez de polis et discrets étonnements émanant du couloir (HEIN ?!!! MAIS ELLE ETAIT A MOI CETTE ARMOIRE !! C'EST QUOI CETTE ETIQUETTE QUI DIT QUE C'EST POUR LE BUREAU 2024 A ?? C'EST QUI CA QUE J'AILLE LUI P*TER SA G*EULE ?!!), sortir d'un air affairé et dire "ah mais c'est les déménageurs, je les ai vus tout à l'heure, moi j'y comprends rien, mais ils ont un plan super précis didonc..." puis partir parce que bon, bataille stratégique d'accord, mais bataille physique avec le gars du marketing, suis pas sûre de gagner quand même.

L'esprit du jeu étant de pouvoir faire ce qu'on veut et récupérer un max de trucs illégalement SI ET SEULEMENT SI 1) on se fait pas goaler 2) on rejette la faute sur les autres, "les autres" étant de préférence un groupe indéfini ("les déménageurs", par exemple, c'est très bien. Y'en a 50 rien qu'à l'étage, ils bougent tout le temps ils ont tous le même t-shirt, ils ne seront plus là dans 2 jours, c'est le groupe indéfini idéal).

Bon mes Chaises Musicales ont progressivement muté en Risk humain, mais que voulez-vous, c'est la loi du direct, et puis l'esprit reste le même : dégommer les autres pour se faire une place au soleil.

Et que le meilleur gagne, hinhin...

mardi 15 janvier 2008

Scène de la vie parisienne

"- Non mais tu te rends compte, 3 bouquins qu'elle sort en même temps ! Ca devient vraiment in-dé-cent ! Comme si les gens étaient à l'affut des moindres mouvements de sa vie.
- C'est d'une prétention incroyable.
- Mais c'est même pire ! C'est à la limite de l'exhibitionnisme ! Etaler sa vie privée, au vu et au su de tout un chacun ! Quelle horreur, je n'aimerai pas du tout ça.
- En plus il parait qu'elle est enceinte...
- Quoi ?? Comment tu sais ça ? Raconte !"