lundi 28 janvier 2008

Aïe spique ingliche

Bon, hier j'ai dit "la suite demain", mais en fait j'étais folle un peu.

C'est limite si j'aurais pas envie de tomber malade à la mode Sixtine pour enfin avoir du teeeeemps. Ne voir persoooonne.

Non, j'ai l'air de me plaindre comme ça, mais en fait pas du tout. La vie, c'est magnifique, les contacts humains sont la joie quotidienne, l'Homme est fondamentalement bon. Toussa.
Oué.

(Vous ai-je déjà dit que je suis particulièrement peu réceptive à la méthode Coué ?)
Pourtant j'essaye hein.

Extrait de conversation téléphonique de Chef de moi, aujourd'hui :
"-  Non, je voudrais avoir une réponse à ma question, mademoiselle.
- (réponse inaudible)
- Mais si vous ne servez même pas à ça, mais à quoi servez-vous alors ?
- (réponse inaudible)
- Vous ne servez à rien, c'est bien ce que je disais. Taisez-vous. [Cling, raccroche]."

Elle était en forme aujourd'hui. Et que se passe-t-il quand elle est en forme ? Moi je le suis de moins en moins au fur et à mesure de la journée.
Car figurez-vous que depuis le grrrrrrrrrand déménagement, où se situe mon bureau ? PILE en face d'elle quand elle ouvre la porte. Mais genre, pile, on ne peut pas faire plus pile que ça.
Résultat, je découvre que c'est un BONHEUR incomparable de pouvoir travailler tranquille sans être dérangée toutes les 30 secondes pour faire et chercher des millions de trucs divers et variés ET (est-il besoin de la préciser ?) chiants.

Bref.
[Inspire hummmmph, expire fiouuuuu]

Le sujet de ce soir, c'était "la suite" (la suite de ça, pour ceux qui viennent d'arriver).

7h35, le RER arrive. C'était évidemment foutu. Après hésitation entre y aller et me faire jeter ("l'heure, c'est l'heure mademoiselle !" je l'entendais déjà) et rentrer chez moi vite pour me refoutre sous ma couette et DORMIR, mon choix a vite été fait.
Mais comme je suis grave une rebelle, même vis-à-vis de moi-même, bah j'ai fait le contraire, et j'y suis quand même allée. hehe ouais.

Je sors à PARC DES EXPOSITIONS (comment je la hais cette station...). Il fait nuit. Je cours. Avec mes talons. (Tac tac tac tac ti-clop aïe tac tac tac etc.) Vous avez remarqué que c'est le jour où vous devez mettre des talons que d'un coup, pouf, les rues elles sont pavées ? Moi ça loupe jamais.

En courant, je remarque un immeuble allumé (à cette heure-là, y'en n'a pas beaucoup, ça aide), plein de monde dans le hall, je rentre en coup de vent, un type est en train d'entrer dans une salle au bout, je cours, il me tient la porte, je rentre, la porte se referme derrière moi. Personne n'a calculé mon arrivée.

Et c'est LÀ que je comprends... que toute cette masse de gens a mis plus de 5 minutes à passer par la porte.

C'était tellement FACILE j'en rigolerais presque.

Ni vue ni connue (un poil essoufflée, mais on dirait que c'était l'émotion d'accord ?), je m'assois, 1ère épreuve : test d'anglais éliminatoire.
Avec les feuilles électroniques horribles, où faut s'amuser à colorier les ronds comme en maternelle, sans dépasser (en s'appliquant bieeeen et en tirant la langue). Le genre de truc ou tu t'aperçois à la fin que t'as tout décalé tes réponses et que faut que tu gommes tout et recommences.
Après que des gens eurent parlé dans mes oreilles, en anglais mais avec des accents tout  bizarroïdes et quelques fois parfois souvent presque tout le temps incompréhensibles (dans ce cas-là : choper un mot, et essayer de deviner la réponse la plus cohérente en fonction dudit mot), il faut que la machine lise nos coloriages, alors on nous fait attendre dans une salle d'attente qui est en fait un terminal d'embarquement, youpla boum, comme ça, ça va, on ne jure pas trop avec le décor.

Après 1h de poireautage et bavardage avec les autres gens, "tidim gling gling", petite musique d'aéroport et affichage de ceux qui doivent JARTER sur l'écran.
AH oué ! Ils se la jouent StarAc chez Erf Rance. Du coup, les gens ils se la jouent StarAc aussi, genre "Non... mes frères... c'est ici que le chemin s'arrête pour moi... Continuez... Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour moi..." et même y'en a qui pleurent (jvous juuuure). Mais aussi, les gens ils venaient de province, ils avaient dû payer billet de train, hôtel, et tout, alors se faire remballer à 9h du mat, c'est sûr, c'est moyen agréable.

Et là, est-ce qu'il y avait mon nom sur l'écran ?? Hein ? 
Et ben non ! wouhou !

Ok c'est quoi qu'on fait après dites c'est quoi dites, comment chui trop forte, allez dites qu'est-ce qu'il faut faire maintenant dites, allez ?

Et là on me répond.

"L'épreuve de GROUPE."

Olé.

[Suite demain.]
[Mais bon, je suppose que vous aviez compris.]

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Et donc, pour travailler comme déménageur chez Flamamimard, il faut être une danseuse de bras ? :o)

...tu nous rpendrai pas pour des lapins de deux jours sur ce coup ? ^^

Julie a dit…

> Silphi : Attend, mais toi tu me crois même pas on dirait !

Anonyme a dit…

En tout cas, moi, j'aime l'idée des hôtesses danseuses de tectonik!! Le passage du chignon de danseuse à la crête ultra-gominée promet un certain renouvellement dans le style. Surtout en classe affaire... :)

Julie a dit…

> LaFée : hihi... tu devrais être recruteuse chez ErfRance, toi, ça changerait l'image de marque ! :)